Onze « feux » et soixante personnes à Moquet en 1841
À compter de 1841, les recensements permettent de savoir nominalement qui habitait où, et du coup de connaître la composition des familles, éventuellement leur domesticité ; voire aussi de s’apercevoir de la poussée du mouvement de placement en famille des enfants abandonnés. C’est ainsi qu’on trouve 57 « enfants de l’hospice » sur 810 habitants à Rioux-Martin en 1841. Il s’agit en général d’enfants abandonnés, venant des hospices de Bordeaux ou d’Angoulême, et sur le recensement de 1841 on apprend que Jean Rabier exerce le métier de « meneur », c’est-à-dire de faire le lien entre les hospices et les familles d’accueil et de mener les enfants à destination ; il décède en 1844 et sur le recensement de 1846, c’est sa femme Françoise Coiffard qui a repris ce métier1[1].
Qui habite en 1841 au hameau de Moquet, y compris le Paillard de l’époque ? Le recensement dénombre 55 personnes vivant à Moquet. Il faut ajouter 5 personnes à Paillard (qui n’était alors constitué que du petit logement et d’une partie de la cuisine actuelle de la grande maison), ce qui fait un total de 60 personnes pour le hameau. La population totale de Rioux-Martin est de 810 habitants. Moquet en représente donc environ 7,5 % et constitue le plus gros hameau hors le bourg et les écossais du bourg.
On y trouve bien entendu la famille Constantin, huit de leurs enfants, quatre domestiques et deux servantes. On lira par ailleurs la composition de cette famille.
Ils vivent donc à 16 personnes en 1841 dans une petite moitié de l’actuel Moquet. Si on reporte le métré de son actuelle façade sur le cadastre napoléonien, Moquet est coupé en deux parcelles et la limite passe entre la porte et la fenêtre de la pièce d’entrée, soit sans doute au niveau de l’ancienne cloison. La partie Est (côté route) appartient à Jean Priou, la partie Ouest à Jacques Constantin. François Vironneau possède semble-t-il l’actuelle souillarde et cave avec une avancée construite devant cette dernière sur le jardin de derrière. Cela correspond avec ce qui figure sur la matrice cadastrale datant de 1837 : pour Jacques Constantin, neuf « ouvertures imposables » (la porte de l’entrée, les deux fenêtres du salon, les deux de la chambre suivante, la porte et la fenêtre de la dernière chambre, la porte et la fenêtre du grand pavillon), et trois pour Jean Prioux (la fenêtre de l’entrée et celle de chacune des deux chambres qui suivent). Une pièce existait alors entre la façade et l’actuel pavillon côté route et appartenait à Constantin (elle a été démolie au moment sans doute de la construction du petit pavillon, dans les années 1870, et la pièce que nous avons connue était plus récente, car elle était adossée au pavillon).
Le plan figurant ci-dessous montre mieux ce qui précède : sur la base du cadastre napoléonien (1836 pour Rioux-Martin) et de la matrice cadastrale de la même époque indiquant qui possède quoi, on a mis en couleur les parcelles concernées. La maison de Moquet proprement dite est ici entourée d’un trait noir. Ce qui est en couleur saumon appartient à Jacques Constantin, les autres propriétaires sont de couleurs différentes. On remarquera par ailleurs que le puits devant le four à bois n’existait pas, à la différence de celui du grand jardin et de celui de la grange derrière Moquet. Les fours à bois, quant à eux, ne sont pas mentionnés sur ce type de cadastre, mais le bâtiment qui l’abrite actuellement existait déjà : on peut donc supposer que le four actuel est antérieur à 1837.

Et de l’autre côté de la route, « chez Léonie » ? Ce même plan montre l’ancienne maison d’Alex et Léonie Bouchaud tout en haut à gauche : on voit qu’elle n’est pas bien grande à cette époque, et en face de la grange de Moquet on trouve les vieux bâtiments. Cet ensemble est partagé entre Fillatreau, Charles, Priou (en bleu), Vallade, et enfin Constantin en saumon.
De quand date la maison telle que nous la connaissons aujourd’hui ? Au moins de 1836, date du cadastre napoléonien, nous venons de le voir. Yves Nau gardait en mémoire des factures qu’il avait vues chez son père, datant cheminée et plancher du salon de 1801, ce qui laisserait penser que non pas Jacques (alors âgé de 12 ans) mais son oncle Jean, vétérinaire installé à Moquet, était le commanditaire de ces travaux. Mais peut-on penser une façade homogène comme elle l’est aujourd’hui si Moquet était partagé comme on l’a vu plus haut ?
à l’occasion de la réfection de la charpente, on a bien vu que des évolutions ont eu lieu, des œils-de-bœufs ont existé ailleurs et ont ensuite été masqués, indice que la façade n’était pas la même dans une période antérieure. Difficile d’en dire plus pour l’instant.
C’est donc dans un espace assez réduit somme toute que vit la famille Constantin. C’est là que semble-t-il ils accueillent beaucoup : Anne Marie Froin2[2] raconte ainsi « qu’il y eut une grande misère après la chute de l’Empire et les pauvres militaires, sans pension la plupart, ayant perdu qui un bras, qui une jambe, erraient dans tout le pays et parfois il en arrivait chez les Constantin. La grand-mère les logeait et les nourrissait quelque temps, mais voyait avec regret ses réserves alimentaires dévorées par ces affamés. Il fallait vivre et faire vivre la maisonnée avec les récoltes soigneusement rangées. Ni congélateurs ni bocaux, ni boites stériles, c’était tout un art et même un miracle ! »
Jacques fait partie des électeurs censitaires : en 1835, il s’acquitte de 305 francs d’impôts, ce qui le place en troisième position à Rioux-Martin, derrière le notaire Jean Nicolas Bourdier (La Feuilleterie) qui en paie 625 et son neveu Jean Michel Bourdier pour 458, et devant Jean Eutrope Boistard (222), Pierre Champagne (251), Pierre Dussouchet (233), Jacques Ferrand (208), Joseph Lajeunie (276), et Jean François Rullier (224). À titre de comparaison, la personne qui paie le plus d’impôts dans le canton, à Chalais : Francois Lafaye-Dubourgoin, paie 1056 francs d’impôts. À noter que ces familles sont toutes peu ou prou alliées. Cela donne donc 9 électeurs pour la commune de Rioux Martin. Jacques Constantin meurt en juin 1844 à l’âge de 55 ans, sans que l’on sache la raison de son décès ; mais ce n’est qu’en 1860 que les six enfants encore vivants procèderont au partage des biens propres de leur père, qui atteignent un total à 57 120 francs.
Le plan suivant montre une vue globale : Paillard y figure, appartenant pour l’essentiel à Priou (en bleu clair) et les rangs de vigne descendant vers la route apparaissent particulièrement éclatés entre de multiples propriétaires. On voit aussi clairement que ce qui appartient à Bourdier (notaire à la Feuilleterie), coloré ici en vert, écrase presque l’ensemble. On note également que le lavoir « appartient » au hameau de Moquet.

Deuxième feu : Louis Charles et Marie Dumas
Continuons à inventorier le recensement de 1841. On trouve la famille Charles, qui compte 7 personnes. Il s’agit de Louis Charles et de sa femme Marie Dumas. La tante de cette dernière a épousé Jean Fillatreau, dont on parlera plus bas. Le recensement indique que Louis est « bourratier » c’est-à-dire métayer. Il est mentionné comme marchand sur l’acte de naissance de sa troisième fille, Louise Césarine, en 1837, et « marchand de vaches » sur le recensement de 1846. Il est marchand de bestiaux sur l’acte de mariage de sa fille Justine à Pierre Phénix. Louis Charles est né à l’hospice de Bordeaux, de parents inconnus. Il meurt à Moquet en 1880. Sa femme, Marie Dumas, habite à Moquet lors de leur mariage en 1831, elle y meurt en 1878. Ses deux parents sont décédés à Moquet : Pierre Dumas en 1828, qui était tailleur d’habits, et Marie Giraud en 1865. Elle n’habite plus à Moquet ni même à Rioux-Martin en 1841, ni en 1846, ne figurant pas sur les recensements de ces années-là, mais on la retrouve à Moquet sur le recensement de 1861.
Leurs cinq premiers enfants sont déjà nés, ils en auront neuf. Le premier enfant, Victoire, nait en 1833. Le second, Louis, nait en 1835 à Moquet et y meurt en 1862 à 27 ans. Il épouse une Charlotte Charles et auront une petite Louise, née à Moquet en 1858. Louise Césarine est née à Moquet en 1837 et y meurt à 14 mois. Justine nait à Moquet en 1838. Elle est mentionnée comme « Emée » sur le recensement de 1846. Elle se marie à Chalais en 1856 et on ne la voit plus apparaître à Rioux-Martin. Louis, appelé aussi st Jean, nait à Moquet en 1840 et y meurt à 17 ans. Le recensement de 1846 ne mentionne pas de Louis, qui devrait avoir alors 6 ans, mais un Pierre âgé de 2 ans. Les recensements ne sont sans doute pas une science exacte… Marceline nait à Moquet en 1842 et y meurt à 4 ans. Marie y nait en 1844 et y meurt à 6 semaines. Jean Julien y nait en 1846 et y meurt à 6 mois. Leur neuvième et dernier enfant, Lucie nait à Sainte-Marie-de-Chalais en 1852 ; mais elle habite Moquet lors de son mariage à 19 ans en 1871 avec François Eugène Mesnard. Ce dernier est boulanger, ils s’installent au bourg où ils auront sept enfants.
Le père, Louis Charles, est indiqué sur la matrice cadastrale comme possédant les parcelles 127 bis de 4 ares et 128 bis de 3a 80 ca, comprenant maison (2 ouvertures) et « maison bâtiment aire ». Il s’agit en gros des bâtiments de derrière chez Léonie.
Cette famille restera représentée à Moquet au moins par les deux parents, Louis Charles et Marie Dumas. Cette dernière meurt en 1878, et son mari deux ans plus tard en 1880. Mais leurs enfants encore vivants sont partis
Troisième feu : Jean Fillatreau et Marie Robert
Troisième famille présente sur le recensement : les Fillatreau avec 7 personnes. Il s’agit de Jean Fillatreau et de Marie Robert ; Jean est l’arrière-petit-fils du couple François Fillatreau x Marguerite Norman présents à Moquet depuis au moins un siècle à cette époque. Jean est agriculteur et cousin germain de Marie Dumas, mentionnée plus haut. Sa femme, Marie Robert, meurt à Moquet en 1842. Il habite ensuite chez Gerbeau lorsqu’il se remarie, en 1852, avec Anne Boilevin.
Le couple aura sept enfants, entre 1829 et 1840. Quatre seulement, trois filles et un garçon, figurent sur le recensement de 1841. Trois autres sont manifestement décédés en bas âge à Moquet. Il faut ajouter au foyer un enfant de l’hospice, Adélaide Ergnat, qui vit avec eux en 1841.
Sur la matrice cadastrale qui date d’environ 1840, ils possèdent les parcelles n°127 : 2a 20ca (langue de terre étroite, alignement des actuels bambous), n°130 : 1a 17ca, « bâtiment et aire » (le bout nord de la grange de Léonie), n° 131 : 18a 50ca de terre, et la 130 bis, pour 1a 44ca, maison, bâtiment et aire avec 4 ouvertures.
On peut penser qu’il s’agit de la même famille que le couple Pierre Bodet – Andrée Fillatreau évoqué par ailleurs, dont la petite fille Marie a épousé Pierre Frichou ? Impossible à ce stade de le dire. Le patronyme, avec des orthographes diverses, est très fréquent à Rioux Martin, comme à Médillac et Saint Avit. Jean Fillatreau décèdera d’ailleurs dans cette commune en 1881. Dans la mesure où ils possèdent quelques parcelles à Moquet, ça n’aurait cependant rien d’étonnant. Toujours est-il que cette famille ne figurera plus dans les recensements suivants.
Quatrième feu : Jean Vallade et Jeanne Girard
La famille Vallade comprenant 5 personnes. Il s’agit de Jean Vallade et de sa femme Jeanne Girard, leurs deux enfants et une enfant de l’hospice. Jeanne Girard est une arrière-petite-fille du couple Hélie Girard – Jeanne Moreau, déjà présents à Moquet depuis au moins un siècle à cette époque. Jean Vallade est agriculteur, il est né à Montboyer. Il ne semble pas que les Vallade établis à Bodinot dans la seconde moitié du XX° siècle soient de la même famille.
Leur premier enfant, Marie, est née à Moquet en 1834, et quand elle se marie à 19 ans en 1854 avec Bertrand Métivier, tailleur de pierre, elle habite encore à Moquet. Leur seconde, encore Marie, est née à Moquet en 1837, et quand elle se marie à 35 ans en 1872 à Jean Laliève, elle vit encore elle aussi à Moquet. Leur troisième, Jean, nait en 1840 à Moquet. Il a dû mourir jeune car il ne figure pas sur ce recensement. La quatrième et dernière, Marie, habite à Moquet quand elle se marie à 23 ans en 1869 à Antoine Paillard. Elle ne peut figurer sur le recensement de 1841, étant née en 1845. Vit également au foyer Vallade une fille de l’hospice : Eugénie Vilemple.
Jean Vallade a 36 ans et il est propriétaire de la parcelle 129 bis pour 1a 32ca, comprenant maison à deux ouvertures et aire (l’extrémité sud de la « grange de Léonie »). On retrouve ce couple jusqu’au recensement de 1881 : ils sont probablement décédés au moment de celui de 1886.
Cinquième feu : François Vironneau et Marie Dauvergne
La famille Vironneau comprend quatre personnes. Il s’agit de François Vironneau, tailleur d’habits, et de sa femme Marie Dauvergne, Rose en famille. François est cousin issu de germain de Jeanne Girard, évoquée plus haut, et il mourra à Moquet en 1845, Rose sa femme en 1862. Ils sont avec leur fille, Marie, née en 1823. Elle habite encore à Moquet lors de son mariage en 1843 à Jean Berlureau. Enfin habite également avec eux en 1841 le père de Marie, François Dauvergne (mais Martial à l’état civil).
Habitent-ils dans l’actuelle souillarde et cave (cf. plus haut dans cet article le partage de la maison de Moquet) ? En tout cas ils en ont la propriété. Rappelons que sur le cadastre, il semble qu’une autre pièce ait existé contre l’actuelle cave et prenant sur le jardin potager. On ne voit pas bien cependant aujourd’hui des traces d’une ouverture entre la cave et cette pièce, peut-être ne s’agissait-il que d’un simple auvent ? D’autant qu’il y avait au même endroit une mare, dont on a bien retrouvé la trace bâtie lors des travaux d’assainissement.
Sixième feu : Jean Pommier et Marie Grolier
La famille Pommier comprenant 4 personnes. Il s’agit de Jean Pommier et de sa femme Marie Grolier (ou Marguerite Pentecoste), ainsi que de leurs deux enfants, Jean et Jeanne. Marguerite Pentecoste est une arrière-petite-nièce de nos ancêtres Pierre Bodet et Andrée Fillatreau.
Ils sont propriétaires de l’ancienne porcherie derrière Moquet, aujourd’hui « atelier de Bertrand » et d’une pièce en face de la partie arrière du grand pavillon, ainsi que de parcelles au-dessus du « four de tante Jeanne ». Y habitent-ils ? Ils sont mentionnés comme métayers au Vivier. Cette famille sera constamment représentée à Moquet, par eux ou par leurs enfants, jusqu’à 1891 au moins.
Septième feu : François Sage et Françoise Caillaud
Ils habitent Moquet avec leur fils, François, et Louise, la sœur de Françoise Caillaud. Ils possèdent des parcelles au niveau de « l’ancien four de tante Jeanne ». Elles appartiennent à la femme et aux héritiers de Joseph Caillaud. Ce patronyme Caillaud est assez courant à Rioux-Martin, mais on ne trouve aucune trace du patronyme Sage. Cette famille n’est semble-t-il que de passage, et ne figure plus dans les recensements suivants, ni à Moquet ni même à Rioux-Martin. La matrice cadastrale montre qu’ils ont vendu ce qu’ils possédaient à Moquet en 1849.
Huitième feu : Marie Guérin
Elle est veuve de Pierre Girard et vit avec Marie Camille, enfant de l’hospice. On ne la retrouve plus dans les recensements suivants.
Neuvième feu : les Lavergne.
Il s’agit de Jean et de sa femme Catherine Sarrazin ; ils vivent à Moquet avec leurs deux enfants, Jean et Marie. Il est métayer. Ils ont chez eux deux enfants de l’hospice : Thérèse Lauriane et Ovide Sicher.
Dixième et onzième feu à Paillard
La maison actuelle n’existait pas, c’est Prosper Thomas qui l’a fait construire après 1861. Existaient alors les trois pièces du « petit logement », à l’Est, et pour la rangée Ouest le garage, le petit chai, une partie de la cuisine actuelle de Paillard et la petite pièce derrière. On y trouve d’abord les Priou : Jean Priou et sa femme Marthe Bouton, ainsi que leur fils, Jean Priou, célibataire alors âgé de 29 ans. Ils ont deux autres enfants : Jean sans doute déjà marié à Catherine Audinet et Marie mariée début 1841 avec Jean Rullier.
Les Priou possèdent la maison de Paillard dans sa configuration de l’époque, qui vient d’être décrite, et une assez grande superficie de terres autour. Ils possèdent également à Moquet la partie Ouest du bâtiment : à partir de l’actuelle entrée et salle à manger jusqu’à la route, ainsi que la grange (le nom de Priou est d’ailleurs resté gravé sur une des pierres d’encadrement de la grande porte), et du terrain en face « chez Léonie » ainsi qu’un petit bout de bâtiment. Une vente à Catherine Frichou aura lieu en 1854 puis soldée en 1863. C’est donc une famille qui occupera Moquet de longues années. En 1840, cette petite maison de Paillard était partagée entre les Priou et la famille Jude ; manifestement les Priou ont racheté aux Jude le reste de Paillard.
On trouve ensuite Jean Girard et Marie Guérin sa femme.
Que conclure ?
Que soixante personnes vivent à Moquet : 21 adultes et 39 enfants de tous âges (le recensement les considère comme enfants dès lors qu’ils ne sont pas encore mariés). Autant dire que Moquet était bondé, probablement rempli de rires mais aussi de pleurs car on y meurt beaucoup et souvent en bas-âge. On y loge sans doute comme on peut, entassés dans une ou deux pièces mal éclairées et mal chauffées l’hiver. On travaille ou on fait travailler aux champs, et même ceux qui exercent une autre activité cultivent également leurs parcelles. C’est le cas de Jacques Contantin qui exerce la médecine mais gère aussi son domaine ; c’est probablement le cas de François Vironneau, tailleur d’habits, qui possède quelques parcelles à Moquet et peut-être ailleurs. Sans doute l’endroit est-il propice à quelques idylles amoureuses, en tout cas à quelques mariages, on a pu le constater ; mais surtout ce petit monde est plus ou moins parent, car on arrive presque toujours à trouver un lien de parenté quelconque entre les uns et les autres.
- On pourra lire sur Persée sur ce sujet et notamment sur la mortalité massive de ces enfants un article de la Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde à l’occasion d’un colloque sur la question en 2003 (Troisième série, N°, 2004) : https://www.persee.fr/doc/rhbg_0242-6838_2004_num_5_1_1448 ↩︎
- Souvenirs recueillis de sa grand-mère, elle-même petite-fille de Jean Constantin ↩︎






