Famille Bodet : les origines

Quand on parle d’origines, on ne parle évidemment que des origines connues à ce jour. Si loin que l’on remonte, il y a bien entendu des ancêtres : je ne les ai pas encore trouvés, c’est tout !

C’est par les Bodet que Moquet a abouti dans la famille Nau. Encore faut-il s’entendre sur cette expression : il ne faut sûrement pas prendre « Moquet » comme un tout, car l’ensemble du bâtiment n’appartenait pas à la même famille à cette époque ; à celle des Constantin dans la première moitié du XIXe siècle, la maison était encore partagée entre au moins trois propriétaires. Mais bien avant, le nombre de personnes habitant à Moquet montre qu’il ne s’agissait probablement pas pour tous de journaliers, mais qu’il devait bien y avoir quelques propriétaires en titre. Qui plus est, le bâtiment n’était sans doute pas ce qu’il est aujourd’hui ; on peut superposer très exactement le Moquet du cadastre napoléonien (autour de 1840) et celui d’aujourd’hui (au petit pavillon près, qui date de la 2e moitié du XIXe siècle) ; mais avant ?

Un grand nombre de personnes cultivent des parcelles dans le village de Moquet, si l’on en croit le relevé d’arpentement de 1661.

Moquet s’est souvent transmis par les femmes, si bien que les patronymes changent au gré des générations : on aura affaire dans l’ordre à Bodet, Frichou, Constantin, Thomas et enfin Nau.

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le 12 décembre 1655 René Bodet et Guilhemette Dalanson ont reçu le saint sacrement du mariage dans l’église de Rioux-Martin en présence de Marie Dallansson, Michel Bodet, de Jean Champagnge, de Félix Raboin, et plusieurs autres de leurs parents et amis, le saint sacrement leur a été conféré par moi sous signé De Lussaud prêtre (voir l’acte)

René Bodet a épousé le 12 décembre 1655 Guillemete Dalanson : c’est le couple le plus lointain que j’ai pu repérer. Aucune signature ne figure en bas de l’acte de mariage, excepté celle du curé : manifestement ni eux ni les témoins ne savent signer. Ils ont eu au moins quatre enfants dont un Simon (1662-1740) marié en 1691 à Suzanne Bailly, de Saint-Aigulin. Nous ne savons pas grand-chose de René et de Guillemete ni de leurs enfants, mais un acte conservé aux Archives montre qu’en 1719, Simon leur fils achète une pièce de terre, sans doute petite puisqu’elle ne coûte que trente livres, située à Moquet. Les vendeuses sont Marie Ravaud veuve de Nicolas Berger et Marie Dalanson, veuve également d’un Nicolas Berger, qui sont deux personnes différentes nécessairement, car on ne divorce pas à l’époque. Ces deux vendeuses sont probablement liées pour posséder ensemble le même terrain, mais il est impossible pour l’instant de connaître ce qui les réunit. Marie Dalanson est dite héritière de Michel Dalanson : là encore, le lien n’est pas indiqué, mais ces Dalanson sont présents à Moquet et, on l’a vu, la mère de Simon est une Dalanson.

Six enfants naquirent de l’union Simon Bodet x Suzanne Bailly : nous ne connaissons de descendance que pour trois d’entre eux, les trois autres sont manifestement décédés en bas-âge ou jeunes.

La dernière-née, Magdeleine, épouse François Grolier en 1728. Sur leur contrat de mariage, daté du 4 novembre 1728, on peut lire que Magdeleine habite alors Moquet et son mari chez Bariot, où naitront leurs sept enfants, dont au moins trois et probablement quatre sont morts en bas-âge. Sans aucun doute François Grolier était propriétaire à Bariot, car on retrouve nombre de leurs descendants dans ce village. On retrouve cependant Magdeleine chez Peuchaud après la mort de son mari, François Grolier : sans doute chez l’un de ses enfants qui s’y serait installé.

L’avant-dernier, François, épouse en 1737 Françoise Fillatreau et ils ont eu au moins deux enfants. J’ai unifié ici l’écriture de ce patronyme Fillatreau que l’on trouve, d’un acte à l’autre, orthographié Filliatreau, Filhastreau, au gré sans doute de l’humeur du curé ou de la prononciation des uns et des autres…

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