Jean l’aîné et Jean le jeune toujours en dispute…

Dans les papiers conservés à Moquet figure un mémoire ou plus exactement une partie de mémoire du 30 juin 1764 (Jean Bodet le jeune contre Jean Bodet l’aîné et autres, dont un extrait figure en tête de cet article) concernant une question d’irrigation : manifestement Jean le jeune, qui habite alors Tétaud, est accusé de détourner une partie des eaux du Riou de Badou et ce texte présente sa défense, démontrant que toute l’eau qu’il utilise revient dans le Riou de Badou et donc que cela ne porte en rien préjudice à ceux qui l’accusent. Ambiance là encore…

En 1765 puis en 1766, deux actes de quittance, entre Andrée Fillatreau et son fils Jean Bodet le jeune d’une part et Jean Bodet l’aîné d’autre part, montrent que ce dernier finit de payer aux premiers ce qu’il leur devait à la suite d’une transaction faite en 1752 (donc après la mort de leur mari et père). Il s’agit d’un total de 900 livres, ce qui n’est pas rien là encore. Mais faute d’avoir retrouvé l’acte de 1752, on ne sait pas quel était le montant initial du prêt. Les relations sont donc loin d’être totalement conflictuelles, ou bien s’agit-il d’un acte passé à une époque où ils s’entendaient encore bien ?

Jean le jeune s’est donc établi chez Tétaud (il y habite en 1765 avec sa mère Andrée Fillatreau) et fera manifestement de bonnes affaires comme cultivateur et comme marchand : on trouve aux Archives départementales un grand nombre d’actes où il acquiert des terres, procède à des échanges, établit des reconnaissances de dette, etc. Marié à Jeanne Bardon, ils auront douze enfants entre 1762 et 1784, dont quatre au moins sont morts en bas-âge, et au moins quatre autres se sont mariés et ont eu une descendance. Le lien avec Moquet n’est pas rompu pour autant puisque sa petite fille Jeanne a épousé Jean Priou, famille installée à Moquet depuis plusieurs générations.

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